[le site de Fabienne Swiatly ]

L'encre du tatouage qui bleuit avec le temps.

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Rarement écrire ne m'a semblé si joyeux. C'est sûrement lié au travail mené avec les Transformateurs. J'aime les retrouver  plusieurs jours, avec les essais au plateau. Confrontation au texte qui m'aide à trouver une forme juste, une adresse différente, presque un rapport physique au son des mots. Avec une envie forte de consonnes et voir le texte devenir matériau. Écrire avec le lecteur en face de moi aurait été  situation inimaginable il y a quelques années. Et puis non, je ne ressens aucune honte à déshabiller mon texte dans leur bouche. Confiance. Capable d'entendre que cela ne fonctionne pas. Aucune crainte à proposer des formes nouvelles. Travail d'équipe qui me permet de pallier ma méconnaissance de l'écriture théâtrale. Si mes textes ont été joués et que je les relis à voix haut, je n'ai guère été confrontée à cette forme d'écriture sauf dans mes lectures, avec une préférence pour les monologues : Gracia Rodrigo, Fabrice Melquiot, Annie Zadeck pour citer ceux qui me viennent à l'esprit. Alors oui j'ai du plaisir à écrire, est-ce suspect ?