[le site de Fabienne Swiatly ]

La trace bleue ce n'est presque jamais l'encre.

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A partir de septembre, mon habitat passera de 100 m2 à 8 m2. Ce petit espace, sera mon seul lieu de vie de toute l'année et ensuite je vivrai dans un fourgon aménagé, tout aussi petit mais nomade celui-là. Choix de vie. Pas une obligation, c'est important de le souligner, même si mes moyens financiers sont modestes et que restreindre mon espace vital, me permettra d'économiser pour un futur voyage. Huit mètres carrés, il faut donc me séparer de mes meubles, objets, livres etc.. J'ai déjà évacué un grand nombre de choses mais il en reste toujours et encore. Je donne beaucoup. Revends un peu. Mais il y a toujours du trop. Même si une partie de mes livres, après avoir passé deux ans dans un garage, puent tellement que même Emmaüs, n'en veut pas. Direction la poubelle. C'est fait ! Mais il en reste encore. Le fourbi du passé. Samedi j'ai été à la déchèterie pour un premier bon débarras. J'ai longuement hésité devant un carton : jeter ? Ne pas jeter ? J'ai fini par demander au gardien des lieux - gentil, souriant et joli garçon : J'en fais quoi ? Aussitôt il m'a répondu : les encombrants ! désignant le container le plus éloigné. Et c'est comme s'il m'ouvrait de nouveaux possibles. Ce mot d'encombrant pour les déchets je le connais mais il prenait ce jour-là toute sa force. ENCOMBRANTS. Ce qui encombre. Ce qui n'est pas matière noble ou recyclable. Le rebut. J'ai pris le carton, je l'ai balancé par dessus bord. En partant, je me suis dit que je ferais bien, un jour, une résidence d'écriture dans une déchèterie pour le recyclage, pour les encombrants, pour le joli gardien des lieux ...