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C'est l'ecchymose, douleur qui s'efface.

20  - La centrale d'Elisabeth Filhol que je lis dans un TER glacial qui m'emmène vers Pierrelatte - et je peux voir les fumées de la centrale de Cruas s'étirer dans un ciel bleu. Puis je me glace  un peu plus avec ce livre qui raconte, docu-fiction littéraire, le parcours d'un intérimaire entre la centrale nucléaire de Chinon et de Le Blayais. Il fait partie de ces hommes qui frôlent un danger sans forme, sans couleur sauf l'aiguille du dosimètre - contamination ou pas. Et l'angoisse quand le taux est dépassé. Non pas la peur de la mort mais de ne plus pouvoir postuler à une mission en centrale pendant plusieurs mois.
Quand l'incident se produit, c'est grave ou c'est moins grave, sur l'échelle INES notée de 1 à 7 de la sûreté nucléaire, ça peut être grave collectivement ou de façon isolée pour un travailleur ou deux, les statistiques intègrent ça aussi, le bien du plus grand nombre et la quantité négligeable - ed. P.O.L.