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L'obstination du bleu Klein.

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L'importance des mots pendant la propagande. Car c'est bien cela qu'ils et elles font sur les ondes des radios, dans les journaux... les professionnels du politique. Faire passer le discours. Mais parfois, à les écouter attentivement, on distingue ce qu'ils ont vraiment en tête. Celui là est invité sur France Inter, Guillaume Larrivé, député de l'Yonne et secrétaire délégué des Républicains. Quelques jours après les échauffourées à Paris, il n'a de mots trop forts pour analyser la situation, des mots sans concession : émeute, saccage, incompétence, guérilla urbaine, changement de braquet, démission, groupuscule, cyber infiltration, etc. Il discoure longuement là-dessus, va jusqu'à dire que  ces violences arrangent le gouvernement. Il est intarissable. Quand la journaliste évoque les 45 000 mille manifestants réunis pour le Climat, il souffle et prend une voix un tantinet méprisante. Il n'a pas manifesté même s'il trouve que c'est sympathique comme démarche mais ses responsabilités l’appelaient ailleurs. Et de toute façon, ajoute-t-il, cela ne changera pas grand chose au Schmilblick.  Puis il se débrouille pour passer à autre sujet. Son attitude est très révélatrice : la violence mérite qu'on s'y attarde, qu'on la questionne, qu'on en fasse un sujet alors qu'une mobilisation pacifiste cela n'a pas plus d'intérêt qu'un jeu télévisé. Faudra-t-il, alors, que les milliers de manifestants pour le climat s'habillent de noir, cassent des vitrines et viennent se frotter aux policiers, aux militaires et autres gardiens de la paix, pour qu'un politique s'y intéresse un tant soit peu ? Apparemment le schmilblick a besoin d'être sérieusement secoué pour qu'il devienne sujet. Un sujet d'intérêt. # photo du spectacle : " Et tous ensemble nous avancerons seuls" mis en scène par Nicolas Ramond.