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L'encre du tatouage qui bleuit avec le temps.

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Francette Varnier, coiffeuse à la retraite : Mon père, Arsène Casy, a été  joueur professionnel de l'Asse St-Etienne de 1937 à 1947. J'ai passé tous les dimanches de mon enfance au stade. Voir jouer papa faisait partie de ma vie. C'était comme ça et à l'époque les joueurs de foot n'étaient pas des vedettes comme maintenant, même si certaines femmes lui tournaient autour. Ils nous arrivaient de loger l'un ou l'autre joueur pour dépanner, parfois même mon père prêtait un costume aux nouveaux venus. Quand mon père jouait à l'extérieur, on suivait le match à la radio. Toute la famille participait au nettoyage des tenues, je me souviens d'avoir frotté les lacets avec une vieille brosse à dent pour les faire revenir. Les chaussettes posaient beaucoup de problème, le vert avait tendance à déteindre. Parfois je ne regardais pas le match et je jouais dans les scories qui entouraient le terrain de jeu, j'étais pas bien propre après et je devais enfiler des gants pour cacher mes mains noires. Ma mère tenait un Casino comme toutes les femmes de joueur, le groupe finançait le club. Ensuite mon père est devenu entraineur de l'équipe de Saint-Chamond. J'aime toujours regarder les matchs mais je crains un peu l'ambiance dans les stades, tout est si différent maintenant.(résidence d'auteure à Saint-Étienne)

 

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