[le site de Fabienne Swiatly ]

La fumée bleutée d'une Gitane ou d'une Gauloise, les cigarettes que je ne fume plus.

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Cet enfant ne dort pas, il écrit. Depuis quelques mois, pendant mes ateliers, je tente de donner à comprendre que l'écriture ne se limite pas à mettre des mots sur une feuille ou un écran. Qu'il y a l'étape du questionnement qui pour les uns se joue la nuit, pendant une randonnée, en faisant du vélo, en gérant son insomnie... puis vient celle du brouillon : noter, coller, chercher des infos sur internet, dans les livres, regarder des images, mettre à jour son blog (à écouter sur Remue.net : Les écrivains sont-ils brouillons ?). Le passage à l’écriture est chargé de ces moments où quelque chose flotte pour venir se préciser ensuite sur la page. Alors avec les enfants, je propose de fermer les yeux, de poser la tête sur ses bras ou la table et d'écouter un poème, puis les inviter à voir ... les yeux fermés. Après un quart d'heure ou plus, ils peuvent écrire. Constater que pour certains enfants, il est difficile de s'abandonner, alors je dois leur répéter plusieurs fois : Pas d'inquiétude, je surveille le monde. 
"Je vois les poèmes que Fabienne nous a racontés, puis je vois du noir, puis je vois des figures géométriques, puis je vois mon sang qui descend dans mon cœur, puis je vois ce que tu penses."