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Le fond d'écran de l’ordinateur qui aspire.

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C'était samedi 13 octobre dans la tournerie Buffaud à Maisod. Il y a Charles, il y a Roland. Charles est poète, son nom est Pennequin. Roland est artisan tourneur, son nom est Buffaud. Dans l'atelier les deux hommes se rencontrent - deux belles statures. Le public n'est pas encore là, ils font connaissance, parcourent les lieux. Atelier, outils, livres, textes... Ils sont très respectueux l'un de l'autre. Quand le public arrive après quelques heures de marche sur les sentiers jurassiens, l'un lit ses textes, l'autre l'accompagne en soufflant dans différents appeaux (Roland tourne les parties en bois pour un fabricant) ou encore il allume ses machines pour créer un fond sonore. L'un dit, lit, scande pendant que l'autre souffle, tourne.  C'est étonnamment juste comme rencontre. Puis le groupe s'en va, on retrouve Charles Pennequin dans les jardins du château de Maisod où Lamartine séjourna. ... j'écrase les mots / tout ce qu'y a dans ma tête / je le sors et je le ratatine par terre, dit-le poète. La rencontre eût lieu grâce aux entêtés et aux entêtements de Saute-frontière