[le site de Fabienne Swiatly ]

Les bleus de l'enfance parce que jouer peut-être dangereux.

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Vivre une révolution en direct - comme nous avons vécu les massacres en Bosnie, le Tsunami en Thaïlande, les tremblements de terre à Haïti... S'abreuver d'émotion. Partager le direct à l'abri derrière un écran. Bien sûr, je me réjouis (le mot est faible) pour ces peuples que nous avions pris l'habitude de regarder comme le décor de nos voyages, mais je me sens peu fière de notre (de ma) molle indignation face à nos élus qui semblent ne rien comprendre à tout ça, qui se précipitent derrière leur  propre écran pour nous parler d'autres choses. Non-ingérence, disent-ils. Et nous nous enivrons de Facebook, de Twitters, de mails - nos culs rivés à la chaise ou au fauteuil de bureau. Aujourd'hui, je me pose la question de savoir quelle implication j'ai dans ce qui se passe là-bas à Tunis et au Caire ? Il me semble n'être qu'une spectatrice de tout cela, enthousiaste certes, mais passive. Spectatrice, rien d'autre. Comment se fait-il que nous restions  à la fois si solidaires et inactifs derrière nos écrans ? La révolte de ces peuples, est-ce aussi notre histoire ? "Je nous cherche" est le thème de l'atelier que j'anime au NTH8. la question est à l'œuvre dans mon actualité.