[le site de Fabienne Swiatly ]

La fumée bleutée d'une Gitane ou d'une Gauloise, les cigarettes que je ne fume plus.

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Le jus d'un texte. Un texte avec du jus. Texte habité. J'écris, je note, je réécris. Pas de jus. J'habite pas. Le mot jus, le mot habite. énervant. Je ne vais pas encore parler d'eux. Le père, la mère. C'est énervant. Écriture nerveuse sur le papier. Justifiée ici sur l'écran. Habité par son père, habité par sa mère. Bravo. Quel jus  ! J'ai dit déjà beaucoup et c'est pas tout  ? J'ai dit le plus facile. Le père, la mère qui n'avaient plus de jus. Arrêter. Les mots s'accumulent sur mon site, dans mes fichiers. Les mots s'accumulent partout. Beaucoup. Retenir quoi ? Dans les rues de Tunis, du Caire des mots simples qui terrorisent les auto-élus à vie. Alors mes petits mots sans jus. Creuse encore. Relis. Relis les autres. Jacques Dupin me hante. Non, il m'électrise. Il donne du jus. Vraiment bravo les mots. Je veux autre chose que les clichés. Les jeux de mots à deux sous. Je veux. Je veux le jus des mots. Se nettoyer. Lire quand l'écriture mollit. Lire. Lire Jacques Dupin : Écrire sans point d'ancrage, sans point de mire, risque absolu, espace ouvert... précipice de la langue