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Les bleus de l'enfance parce que jouer peut-être dangereux.

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Parfois c'est loin juste à côté, titre du texte écrit avec trois demandeurs d'asile, Nicolay le Russe, Fakhera l'Afghane et Joseph le Rwandais. Juste à côté du centre ville de Bron, des immeubles de la Caravelle, il y a un centre d'hébergement. C'est vétuste. C'est un lieu où doivent cohabiter des personnes, des langues, des religions très différentes. Certains semblent avoir rapporter toute la misère de leur pays et l'on se demande comment ils vont pouvoir s'en sortir, d'autres sont démunis, tout est resté là-bas. Et ma pauvre perception de la réalité de l'immigration forcée et cet extrait de textes écrits à trois mains  :

"Je voudrais vous dire que dans le foyer Hélène Boucher à Bron, on est une communauté internationale, accueillie par la France. Je voudrais dire que la France est un pays magnifique parce qu’elle peut me protéger

C’est dur à dire, je ne sais pas qui sont les vivants. Qui sont les gens autour de moi.

Là-bas Kandahar, la ville où je me suis promenée avec mes vêtements bleus

Ici, le voisinage et la région sont admirables avec leurs avenues, leurs bâtiments à étages, leurs jardins d’enfants, leurs terrains de jeux, leurs parcs bien aménagés, leurs églises, leurs marchés, leurs transports en commun… qui rendent la vie agréable.

Je voudrais dire ce que je ne sais pas.

C’est dur à dire, Je me suis perdue dans un pays inconnu.

C’est dur à dire, les gens autour de toi qui te regardent comme une étrangère.

C’est dur à dire, la vie passe très vite et on reste avec la mémoire."