[le site de Fabienne Swiatly ]

C'est une trace venue s'installer en moi pour en faire de l'écriture.

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Invitée à une rencontre littéraire par l'association Des auteurs aux lecteurs, je passe un week-end à Marseille, ville qui m'attire et m'intimide. La violence du soleil, des bruits, du Mistral viennent dialoguer tout en contraste avec ma peau fragile et mes yeux clairs. Clichés contre clichés, à Marseille, je me sens foncièrement une fille de l'est. Deux jours dans la ville qui éveille de nombreuses questions en moi. J'aime sa force érotique. Exceptionnellement je ne tourne pas mon regard vers la mer, mais dans les quartiers au nord de la Canebière. Envie de prendre des photos. Je bannis la couleur de mes réglages, le ciel y imposerait trop de bleu, ce bleu du ciel que j'ai de plus en plus de mal à supporter dans les images numériques. Va-et-vient d'abord sur la Canebière. Je cherche à cerner la foule. Isoler une photo n'apporte pas un rendu intéressant, c'est le nombre qui fait l'intérêt. Trouver un montage sur un format A3 ou plus grand. J'aime ici ce visage tourné vers moi, qui suggère une histoire.  Dans le quartier qui longe le cours Julien, je prends en photos le haut des maisons, des rues. Je tiens l'appareil à bout de bras, ce qui me vaudra un mal de dos assez tenace pendant la nuit et quelques déceptions quand j'importerai les images sur mon ordinateur. Tant pis. J'en garde quelques unes pour mémoire, je devrais  retourner  à Marseille en septembre. Tenter une nouvelle fois la foule et les bouts de bras.