[le site de Fabienne Swiatly ]

Le métallisé des eaux profondes, le bleu glacé des torrents.

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On a prévu un pique-nique au bord de l'eau. Le soleil est au rendez-vous. On a réuni la famille et préparé les salades. C'est une journée comme dans les livres de Philippe Delerm. On a trouvé une place à l'ombre et étalé les serviettes. Des bières fraiches et des fraises que l'on mange nature. On joue mal au badminton mais on rit. Puis il y a le tour en pédalo et la tournée de glaces. Il y a ceux qui trouvent l'eau trop froide et ceux qui se jettent sans un frisson, la glace des petits qui coule sur la peau, la crème solaire qui sent le monoï, les photos que l'on prend avec le portable. Bien sûr, il y a aussi celle avec du chagrin encore dans les yeux, celui qui ne sait pas comment s'assoir confortablement, celle qui a du mal à oublier son téléphone, celui qui baille le regard perdu sur la montagne qui cerne le lac. C'est une bonne journée tout de même. Le soir, on rentre dans le ralenti des embouteillages, le visage un peu rouge du trop de soleil et les cheveux qui sentent l'eau glacée. On dépose les uns et les autres, le cœur un peu serré. On se sent comme dans cette chanson de Gainsbourg chantée par Birkin : fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve