[le site de Fabienne Swiatly ]

La trace bleue ce n'est presque jamais l'encre.

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Mon petit poste de radio est capricieux et m'impose des stations que je n'écoute pas d'habitude : BFM et sa litanie de business plans, Europe 1 et les conseils en sexologie de Brigitte Lahaie et surtout, RMC et Europe 1 qui me ramènent à un monde qui m'est totalement inconnu. Souvent, à différentes heures, ces stations commentent du foot. Un monde d'hommes. L'animateur, le commentateur, l'entraineur, le président, les joueurs et les auditeurs qui appellent sont des hommes. Un monde d'hommes où l'on se plaint des mauvais joueurs, on refait les matchs, on réclame la tête d'un tel ou un tel, parfois même des tremblements dans la voix tellement ce n'est pas possible que celui-là soit sélectionné. Et j'écoute fascinée par l'importance donnée et dite pour ce sport. Puis je constate l'absence des femmes, même s'il me semble que certaines s'y intéressent. J'écoute. Et je me demande jusqu'à quel point ces hommes sont loin de ma vie ou pas. Nos chemins se croisent-ils parfois ? Des amis qui regardent du foot, qui suivent les résultats, j'en ai, mais personne qui soit un professionnel ou qui pourrait téléphoner avec des larmes dans la voix pour dire que ce joueur ce n'est pas possible. Vraiment pas possible. Puis réécoutant BFM, je constate que toute cette radio est un monde d'hommes (25 animateurs pour 5 animatrices) et s'y exprime une voix d'entrepreneuse tous les dix ou vingt entrepreneurs. Et personne pour dire, un tremblement dans la voix : ce n'est pas possible. Non vraiment ce n'est pas possible.
@misàjourle9décembre2009etlireaussilesateliersd'écritureici.