[le site de Fabienne Swiatly ]

Le fond d'écran de l’ordinateur qui aspire.

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Beaucoup de temps devant l’écran. A s’inscrire dans le flux des connexions. L’internet qui ne dort jamais comme l’on dit de New -York ou Rio. S’inscrire au flux, être dans le flux, rejoindre le flux. Et le flux de la discussion sur la liste d’échange avec sa centaine de mails qui interrogent, se répondent, s’ignorent, se trompent et parfois lire le tout le jour d’après. La  vague pleine qui déferle comme après une rupture de barrage. Nous cloue sur la rive. Nous oblige à l’en dehors. Hors flux. Des voix s’éloignent.
Je me sens plus vieille que l’avenir.
En revenir aux pierres, celles du Causse qui s’immobilisent dans le viseur de mon appareil photo. Angle d’attaque dans la lumière précise d’un après-midi qui va poursuivre l’éternité de sa présence à l’ouest du jour. Loin du flux. Loin. Pierres millénaires qui remontent à la surface. Retrouver du silence.
Ce matin dans un texte un jeune garçon se tenait sur l’étroit de sa fenêtre.