[le site de Fabienne Swiatly ]

L'obstination du bleu Klein.

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Vendredi15 janvier, avec Anne Chastrusse, directrice de la médiathèque, nous devions nous décider quels triptyques allaient être publiés dans le livre de la résidence. Choisir c'est perdre. Sur les 80 textes mis en ligne sur le site, nous ne pouvons en garder qu'une trentaine sur le papier. Frustration. On a choisi de sorte à offrir une lecture variée, à l'image des ateliers. On a trié. On a décidé.
Puis de voir tous ces visages que j'ai pris en photo, ces textes écrits et donnés, je sens monter en moi une très forte émotion. Quelque chose de généreux a été partagé et c'est là, entre mes mains sous forme de brouillon. Cela marque aussi la fin d'une aventure humaine. Lecture des textes dimanche à la Tuilerie avec une mise en scène d'Hélène Azéma, puis il me faudra rentrer chez moi. Je suis contente de revenir at home, mais vibre en moi la trace mouvante des rencontres. Tout ce que le livre, le site et les bilans ne raconteront pas : le fragile des rencontres. Le fragile du faire ensemble. Et quelque chose aussi de plusieurs morts cette semaine, le penseur Daniel Bensaïd, le cinéaste Eric Rohmer, le chanteur Mano Solo. Le cimetière de ma mémoire rassemble ses morts. 
 

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trouvé dans catégorie : Les ateliers d'écriture

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Bibliothèque municipale de Saint-Claude

Ceux autour de la table, après lecture d'un extrait du Livre des fuites de Le Clézio, cette consigne d'écriture : J'entre dans Saint-Claude... choisir un trajet, le poursuivre jusqu'au bout, marcher ou rouler en voiture, à vélo... un trajet qui avance et saisit les bruits, les sensations dans le mouvement. Arrivé au bout du trajet, recommencer : j'entre dans Saint-Claude. L'extrait du Livre des fuites s'y prête bien... Donne le rythme.

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La poésie avait un lieu au coeur du grand centre commercial de Lyon. Une salle où rendez-vous nous était donné par Patrick Dubost et ses invités. Les deux derniers invités auront été Charles Juliet et Bernard Noël, le 15 décembre. à l'initiative de la Cause des Causeuses. Puis, l'homme a été congédié, sans discussion ou rendez-vous préalable. Économie budgétaire, repli sur l'équipe interne. Sans douter des compétences des bibliothécaires (à la médiathèque du Bachut et celle du 2ème, Michel Reynaud et Béatrice Brérot se démènent pour qu'existe la poésie avec un budget minimum voire minimaliste. 5000 euros c'était le budget annuel pour rétribuer les poètes invités sur cette Scène, couvrir les frais de déplacement et rémunérer le travail de Patrick Dubost. C'est peu par rapport au budget global de la médiathèque. Supprimer un rendez-vous poétique, en plein milieu de calendrier, sans que le nouveau directeur n'ait rencontré l'intéressé, on peut trouver la méthode douteuse. Je dirais même peu humaine. Quelle était l'urgence ? Ce rendez-vous comme lecteurs, auteurs, usagers de la bibliothèque, on y tenait, on y venait en confiance car il y avait le savoir-faire de son organisateur. J'y ai fait des découvertes, des retrouvailles, parfois je m'y suis aussi ennuyée, cela fait partie de l'exercice. J'en ai été l'invitée et ce fut une chambre d'écho importante pour moi. Toujours, il y avait du monde.  Je ne désespère pas sur l'énergie que déploieront ceux et celles qui aiment, écrivent, lisent la poésie et que je croise, notamment au Cabaret poétique du Périscope. Un public varié en âge, ce qui est rassurant. Nous inventerons avec ou sans la médiathèque. Avec ou sans Bertrand Calenge, son directeur intérimaire. Mais nous ne céderons pas aussi facilement ce bout de territoire qui nous est cher, qui est notre espace à nous public et contribuables. La pétition est à signer ici et je sais que l'on dira aussi tous ces mots à voix haute, ici ou là.. Les écrivains ne se cachent pas toujours derrière l'écran ou la feuille. Pour plus d'infos, lire le site de Frédérick Houdaer.

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